Les Davids

Chez
Sophie Le Clercq

© Club Paradis, © Frederik Vercruysse

Magnat de l’immobilier en Belgique, Sophie Le Clercq a trouvé l’équilibre parfait en devenant viticultrice dans le Luberon. Le grand écart, du béton à la terre et du Septentrion à la garrigue. Elle partage, en ouvrant quelques luxueuses maisons d’hôtes et en accueillant un festival d’été, son bonheur provençal.  La quintessence du lâcher-prise.

« Je rêvais d’une maison de famille ». Lorsque Sophie Le Clercq, héritière d’un empire familial et redoutable femme d’affaires du BTP belge, rêve, c’est rarement à petite échelle. A Bruxelles, on lui doit par exemple le futur site muséal Kanal, soutenu par le Centre Pompidou. En 2000, elle tombe amoureuse, avec son mari le peintre Yves Zurstrassen, d’une terre sauvage au pied de la montagne de Lure. Lorsque l’on pense Luberon, on imagine Gordes ou Lourmarin, mais les confins du Parc Naturel abritent des paysages plus âpres que mondains. « S’établir dans un territoire sauvage et préservé n’est pas anodin ». Pendant vingt ans, en écoutant son instinct, au fil d’un empirisme optimiste, Sophie restaure ces champs abandonnés en revitalisant les pratiques ancestrales et en introduisant la biodiversité. Depuis l’acquisition, en 2020, du Château d’Autet, ancienne propriété de Lord David Linley Windsor, la propriété s’étale sur 320 hectares, dont 35 consacrées à une vigne élaborant des vins en quantité raisonnées. On y produit aussi des légumes, des fruits et du pain : Retour aux essentiels. 

Au cœur de ce paysage vallonné qui a retrouvé ses couleurs, deux hameaux de trois maisons de  pierre restaurées dans les règles de l’art, accueillent les hôtes. Chaque hameau est organisé autour de son spa, de deux piscines, terrains de pétanque et tennis. On s’assied à de longues tables sous des tonnelles ou devant des cheminées, dans un décor rassemblant le meilleur du mobilier belge et du décor provençal : bois blond, terre cuite, lins et boutis. S’il est des lieux de villégiature où l’on pose ses valises pour rayonner allégrement. Il en est d’autres qui sont des destinations en eux-mêmes. Les Davids appartiennent à cette catégorie. Il est facile de s’y laisser aller à la paresse sans mettre le nez dehors. Passer prendre viennoiseries aériennes, tartes et focaccias au Fournil, la boulangerie artisanale d’Anne-Sophie, visiter le chai inscrit dans le paysage par l’architecte Marc Barani puis déguster les vins au caveau, s’offrir brunchs et douces soirées provençales à la table du Chef Paul Régie, paresser au bord de sa piscine privée entre deux parties de tennis ou de pétanque… En cas de bougeotte chronique, il est toujours possible de plonger dans les ocres du Colorado provençal comme dans une fête indienne, de dévaliser Le Bleuet, étourdissante librairie de Banon, de randonner dans la garrigue et de dévaliser les marchés… Mais on aura vite envie de revenir, ne serait-ce que pour parcourir une nouvelle fois la « Promenade » creusée dans le paysage, comme une topiaire inversée, par Bas Smets et Eliane Le Roux ; ceux-là même qui ont planté les 80.000 arbres du Parc des Ateliers arlésien. Une boucle de 2 kms de champs de fleurs, de vallons tapissés de lichens, de sources et de collines avec vue, jalonnés par des œuvres d’art in situ. Le bonus se vit fin juillet, lors d’une plongée en apnée dans les Estivales du Haut-Cavalon, rencontres littéraires et musicales et expérience transversale, réunissant l’intelligentsia et le monde artistique belge et parisien. Une hybridation assez savoureuse, entre causeries, concerts, projections et ateliers de réparation textile japonais… Sophie Le Clercq voulait un « salon en plein air » : Elle l’a, en grand. Atavisme oblige.

Nos 3 bonnes raisons d'y aller

  • Pour déconnecter In the middle of nowhere, sans perdre de vue le confort et le raffinement
  • Pour le silence abyssal des nuits
  • Pour faire son propre pain en participant à un atelier au Fournil
Prix

Entre six et douze hôtes, selon les maisons. 48 personnes en louant la totalité des six mas répartis sur les deux hameaux. Dix personnes de plus en ajoutant la charmante maison de village « La Madeleine », à Oppedette. A partir de 2310 € la semaine, pour la maison de 4 chambres (10 pers.) de La Madeleine, jusqu’à 20 000 € pour l’ensemble des maisons du plus grand des Hameaux (douze chambres et deux piscines), en très haute saison. 

Pour y aller en train ?

Gare TER la plus proche : Apt (environ 20 km). Gare TGV la plus proche : Avignon-TGV (environ 80 km)

Les Davids
Route de Banon, 84750 Viens
Vaucluse, Provence-Alpes-Côte d’Azur, France

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